Personnellement, je suis un grand enthousiaste de liseuses électroniques, par-dessus les tablettes mobiles comme l’iPad. Pourquoi ? Parce que moi, pareil que beaucoup de personnes de ma génération, j’ai du mal à gérer toutes les informations qui pleuvent sur moi en permanence. Avec une tablette, je me perds. Je commence à lire un roman et, après quelques minutes, je suis contraint d’aller sur internet pour chercher telle ou telle information. Je navigue les revues, les blogues… Et, au bout de compte, je n’avance pas dans ma lecture (ce qui est très important pour le type de travail que je fais). Ainsi, l’idée d’une liseuse qui ne fait que proposer des textes me va très bien (cela dit, je suis assez embêté, car obligé de traîner tout le temps avec mon Kindle, mon iPod pour la musique et mon téléphone… Bon. Ce n’est pas la mer à boire, non plus).

 

Et, dans ce domaine, la nouvelle tablette d’Amazon, nommé Kindle Paperwhite (papier blanc), est la meilleure. De toute façon, il n’y avait que la chaîne de librairies nord-américaines Barnes & Noble pour proposer un concurrent, la tablette Nook. Le problème ici est évident : ceux qui n’habitent pas aux États-Unis n’auront aucun intérêt à acheter la Nook. Elle ne propose pas de livres dans d’autres langues (ils commencent avec l’espagnol, mais il n’y a rien en français) et vous serez toujours contraint de passer par le magasin Barnes & Noble pour acheter des bouquins électroniques. De même, il n’y a pas de dictionnaires en français que l’on puisse utiliser si l’on réussit à télécharger un livre dessus… C’est pourquoi la tablette Nook ne fait la concurrence à Amazon qu’aux États-Unis, car pour le Kindle, il y a déjà un éventail de magasins en différentes langues.

 

Néanmoins, la tablette Nook présentait certaines améliorations par rapport à la liseuse Kindle, en ce qui concerne la présentation et la technologie. La plus importante était sa capacité à faire briller l’écran, grâce à des lumières D.E.L., présente sur la « Nook simple touch with Glowlight ». Amazon, avec sa Kindle Paperwhite, est partie sur cette base et a réussi à améliorer la luminosité sur l’écran, notamment les problèmes d’uniformité détectés sur la Nook.

 

Ceci a fait gagner vingt-cinq pour cent en contraste à l’écran de la Kindle, ce qui facilite la lecture.

Autre nouveauté est l’utilisation d’un écran tactile pour manipuler l’appareil. Fini les touches sur la Kindle –dorénavant il n’y aura que des écrans tactiles. Ainsi, l’utilisateur peut toucher à droite pour faire tourner la page, à gauche pour reculer, et en haut pour avoir accès au menu. Ici, je dois dire que je ne suis pas un enthousiaste à cent pour cent de l’écran tactile ; j’aime bien avoir de boutons sur ma liseuse, surtout lorsque je suis fatigué et que je touche n’importe où sur l’écran, tournant de manière chaotique les pages. Mais ce n’est qu’un détail. La nouvelle Kindle présente aussi la fonction « rayons X », qui vous permet de décomposer les personnages d’un livre (fort utile si vous lisez les Russes, avec leurs “Fyodor Pavlovich” et “Dmitri Fyodorovich” que l’on a du mal à distinguer).

 

Mais ce qui est le plus intéressant chez l’Amazon Kindle Paperwhite, c’est son prix. Il commence à cent-vingt dollars américains, avec une connectivité Wifi et des annonces publicitaires (il faut payer cent-quarante dollars pour enlever les annonces). Avec cent-quatre-vingts dollars (ou deux-cents, sans annonces) vous avez une connectivité 3G à niveau mondial. Encore une fois –je n’y vois pas trop d’intérêt (à moins que vous vouliez acheter « Crime et châtiment » pendant vos vacances à Saint Petersburg), mais la possibilité existe.

 

Pour tout ceci, c’est que l’Amazon Kindle est toujours au sommet des liseuses électroniques.

Écrivain des romans de fiction en français et en espagnol. Scénariste. Réalisateur de courts-métrages. Journaliste gonzo. Bloggeur. Poète maudit. http://www.ghettoparisien.com/ ...




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