Cela fait déjà un an que le concurrent direct de Facebook, Google Plus, existe. C’est donc un bon moment pour évaluer ses résultats et ses performances. Qu’en est-il de ce réseau ? Comment fonctionne-t-il ? Et surtout, à quoi sert-il ? Combien de personnes s’en servent ? Ce n’est pas une question cynique, car, bien que le site ait été ouvert il y a douze mois, le public a encore beaucoup de mal à comprendre la différence avec Facebook et à s’en servir. Malheureusement, Google Plus n’a pas généré l’affluence du public qui, après un essor initial, s’est vite retourné vers Facebook lorsque ce site a incorporé les petites améliorations que Google Plus proposait.

 

Évidemment, ceci n’est pas l’avis du responsable de Google Plus, Bradley Horowitz, qui a tenu une conférence la semaine dernière à Londres. Selon lui, Google Plus est un succès, car il compte 170 millions d’utilisateurs inscrits, bien que l’on ait du mal à les voir actifs sur le réseau.

 

Le responsable du réseau a aussi expliqué que, en fait, Google Plus n’est pas un réseau, mais tout un système pour intégrer différents produits de chez Google. Du moins, c’est comme cela qu’il le voit : comme un moyen de suivre l’activité des utilisateurs sur YouTube, Gmail et les recherches Google, pour « mieux servir nos clients », comme il l’affirme.

 

Néanmoins, le public ne semble pas trop faire la différence. La plupart des utilisateurs se plaignent d’un site compliqué à utiliser, où nous devons faire des « cercles » d’amis pour communiquer et où le partage de contenus est plus difficile que sur Facebook. Selon le responsable de Google, ceci n’est pas un problème, mais un atout qui oblige les gens à se poser la question sur la privauté des contenus lorsqu’ils le partagent.

 

Cette déconnexion entre le public et les créateurs de Google Plus est la cause principale de l’échec du système comme réseau social. Car les usagers n’ont pas beaucoup d’intérêt à savoir que nous contribuons à améliorer les recherches sur Google avec nos choix sur YouTube. Nous espérons que ce type d’améliorations se fassent toutes seules ; ce n’est pas un bon argument pour le public que de nous expliquer que le réseau simplifie la vie de Google. Surtout lorsque pour nous l’usage de Google Plus est toujours chaotique et décevant.

 

Et le problème est là, dans le fait que les créateurs du réseau veuillent que le public l’utilise d’une certaine façon, tandis que le public ne le regarde que comme un Facebook bis. Ils ont beau nous expliquer que c’est plus qu’un réseau, que cela permet de faire des conférences virtuelles au travail et de respecter la privauté de nos contenus ; les utilisateurs continuent à le voir comme un réseau social, sans plus.

 

Il faudrait donc que Google Plus écoute son public et ses utilisateurs et s’adapte à nos pratiques, pas l’envers. Si le réseau –ou le système, le logiciel, le site ou je ne sais plus comment ils le conçoivent–, n’évolue pas, Google risque de perdre la confiance de ses utilisateurs et de se retrouver avec un autre échec cuisant sous le bras.

Écrivain des romans de fiction en français et en espagnol. Scénariste. Réalisateur de courts-métrages. Journaliste gonzo. Bloggeur. Poète maudit. http://www.ghettoparisien.com/ ...




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