Le géant des réseaux sociaux, Facebook, a récemment fait son entrée en bourse, avec un succès mitigé au début, et décevant par la suite. Les acheteurs d’actions auprès de l’entreprise ont vu la valeur des actions descendre, puis plomber. Le problème de l’entreprise est sa rentabilité : elle a fait des bénéfices colossaux l’année dernière, certes ; mais son modèle est basé sur la publicité, qui monte jusqu’à quatre-vingt-deux pour cent desdits bénéfices. Et la publicité comme source de bénéfices sur internet est en franc recul, car elle est de moins en moins intéressante comme moyen de se créer une clientèle. Bien que le fait de placer une annonce sur le réseau Facebook (ou sur les recherches Google) est toujours un outil envisageable, la relation entre l’investissement et le retour d’investissement diminue de plus en plus. De nos jours, les entreprises se sont rendu compte que cela était plus intéressant d’ouvrir un compte chez Facebook, Google Plus et Twitter et de payer quelqu’un pour entretenir ces pages, que de placer une annonce sur les colonnes de ces sites. Par exemple, l’entreprise General Motors a annoncé qu’elle renoncerait à la publicité sur Facebook, mais qu’elle investirait trente-millions de dollars dans ses efforts de markéting sur la toile. Et, sur cet investissement de « markéting », Facebook ne touchera absolument rien.

 

C’est pourquoi les investisseurs sont sceptiques, car, avec moins en moins de publicités sur le site et avec plus de quatre-vingts pour cent de recettes provenant de la publicité, Facebook semble dans l’impasse.

 

Mais ceci est une analyse très myope, car Facebook a, que l’on le veuille ou non, réussi à centraliser toutes les informations de ses usagers, avec leur accord (pas comme Google). Nous lui avons donné nos identités, nos courriers électroniques, nos photos… De ce fait, Facebook détient les clés pour s’imposer complètement dans le monde futur.

 

Il suffit de regarder comment le site s’est imposé sur les commentaires et forums de pages. Facebook a résolu un problème de fond : l’inscription sur les nouvelles pages. Avec le besoin de remplir une nouvelle page électronique, recevoir un courrier électronique, cliquer sur un lien, confirmer son inscription, etc., beaucoup d’usagers se sentaient lassés. Combien de fois n’a-t-on pas renoncé à laisser un commentaire sur un article parce que l’on n’était pas « inscrit » sur ledit site et que l’on ne voulait pas avoir encore un mot de passe à enregistrer ?

 

C’est la raison pour laquelle Facebook s’est imposé et sert, enfin, à quelque chose de pratique. Néanmoins, il y a encore de sites qui n’acceptent pas l’identification par Facebook, notamment les sites où l’on est amené à payer avec une carte de crédit. C’est exactement là que Facebook peut frapper fort et se transformer, à tort ou à raison, en roi absolu d’Internet.

 

Imaginez que vous aviez une carte de crédit « Facebook », connectée avec votre profil sur le réseau social. Il suffirait donc de vous identifier pour payer un achat. Et, l’on peut aller plus loin : les spéculations sur Internet parlent d’un futur où tout notre argent serait sur Facebook. Il suffirait de rentrer dans un magasin pour être identifié à l’aide de notre téléphone portable, toujours dans notre poche, reconnue avec un réseau sans fil. Ensuite, après avoir choisi le produit que vous vouliez acheter, il suffirait de vous présenter devant une caisse où un employé choisirait votre compte Facebook parmi tous les profils Facebook actifs dans le magasin. Vous n’auriez même pas à sortir votre portefeuille !

 

Pratique ou effrayant ? Chacun devra, tôt ou tard, se faire un avis là-dessus, car toutes les innovations technologiques avancent en ce sens.

Écrivain des romans de fiction en français et en espagnol. Scénariste. Réalisateur de courts-métrages. Journaliste gonzo. Bloggeur. Poète maudit. http://www.ghettoparisien.com/ ...




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