Le constructeur Motorola ne pas prêt à se rendre (encore) dans la guerre des tablettes. Après une (immense) erreur de calcul et d’étude de marché qui a vu sa tablette « Xoom » sombrer dans l’oubli presque aussi vite qu’elle ne fut présentée sur le marché, nous avons droit à une deuxième tentative de percer le monopole iPad, avec « Xyboard » (Cyborg ? Mais qu’est-ce que c’est que ces noms, bon Dieu ?).
Il fut un temps quand les constructeurs de tablettes croyaient que le public voulait un appareil très cher et performant qui puisse concurrencer l’iPad. Mais on ne peut pas concurrencer l’iPad comme ça, car le modèle de négoce de l’entreprise de Steve Jobs, qui inclut une approche sur la production, la distribution et les licences, est très complexe ; il est le fruit d’une décennie de travail. Comme nous l’avons expliqué ici, il est presque impossible de produire un appareil de la même qualité et du même prix qu’Apple. Son contrôle du système d’exploitation, production de composants et réseau de distribution de l’Apple Store, lui permet de manipuler les prix à sa guise. Apple peut se permettre de ne pas faire de l’argent sur un nouveau système d’exploitation, parce qu’elle tâche de faire un max de ventes de l’iPad, par exemple. Étant donné que toutes les autres entreprises doivent payer Google pour son système Android, elles sont déjà en désavantage. C’est la raison pour laquelle personne n’a réussi à produire une tablette comparable à l’iPad au prix de 500 – 600 dollars américains.
De cette façon, les constructeurs ont cru que, pour concurrencer l’iPad, il fallait produire un appareil de qualité, même à un prix plus élevé. C’est à ce moment que les tablettes de 800 et 900 dollars américains ont vu le jour et que les entreprises se sont rendu compte de ce qui était évident : il n’y avait pas de marché pour une tablette plus chère et moins performante que l’iPad. Même si la Motorola « Xoom » pouvait devancer l’iPad sur certains aspects, la différence de plusieurs centaines de dollars était trop pour le consommateur.
C’est la Kindle Fire, la tablette qui a changé la donne, en montrant qu’il y avait un public pour une tablette d’une moindre qualité et performance, mais aussi à un prix très abordable (250 dollars américains). Oui, c’est vrai que la Kindle Fire ne peut pas être comparée à l’iPad, mais elle vaut la moitié de celle-ci. Ainsi, le public qui n’a pas besoin d’une tablette ultraperformante, mais qui voudrait regarder des vidéos et lire des journaux en ligne peut le faire maintenant avec un petit investissement.
Et c’est aussi la raison pour laquelle Motorola a décidé de se relancer dans la bataille des tablettes. Elle revient avec un prix beaucoup plus abordable, de 430 dollars américains pour la tablette de 8,2 pouces, ou 530 dollars, pour celle de 10,1 pouces. La mémoire interne varie entre 16 Gb et 64 Gb selon le prix.
La tablette Xyboard n’est pas un mauvais pari du tout. Elle est très belle et efficace, avec deux boutons pour contrôler la navigation et les applications. La taille de 8,2 pouces est idéale, pas trop petite pour regarder des vidéos, pas trop grande pour ne pas rentrer dans une poche. Son processeur est assez stable et son système opératif est le Android Honeycomb. Néanmoins, une mise à jour avec l’Ice Cream Sandwich sera bientôt disponible.
Ainsi, si vous trouvez un bon plan de communication chez votre fournisseur d’accès, n’hésitez pas à vous procurer cette tablette, car elle est représente un bon rapport qualité – prix.
Motorola présente sa tablette, « Xyboard »
Par Vicente Ulive-Schnell le 15 déc. 2011 15:35:54 - First article
Vicente Ulive-Schnell
Écrivain des romans de fiction en espagnol. Scénariste. Réalisateur de courts-métrages. Journaliste gonzo. Bloggeur. Poète maudit.
blog comments powered by Disqus
Derniers articles par courriel
Recevez un courriel mensuel avec nos derniers articles :
